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2007-07-27 07:54:07 : Mac Tricatel

Pour celles et ceux qui prennent le train en route, je fais l’inventaire depuis lundi de mes repas végétariens.

Jeudi

P’tit déj
(avant le footing)
Compote de pomme.
Un verre de « potion » magique (voir les épisodes précédents).
(après le footing)
4 barres de céréales, 1 de pâte d’amande et un jus de fruit (avec beaucoup d’eau).

Midi
Salade : choux rouge, tomates, choux fleur et blé
2 bonnes assiette de riz

Soir
Terrine végétale.
Salade verte, avocat, tomates, tofu.
Pomme.
2 tranches de pain grillé avec de la gelée de pomme.

Côté sport
1h de footing à jeun (trajet boulot)

"Super Size Me" http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56838.html
Alors, l'aile ou la cuisse?

Les réactions

Par Belon, le 2007-07-27 09:08:57

Salut la Carotte !

a mon menu, hier:

7h30: café à la maison.

9h: café au boulot

12h: 1h de CAP, assez vite, avec 5 accélerations.

13h: 1 verre d'eau

après-midi, au boulot: 3 verres d'eau

soir (dans le désordre): 3 verres de rosé de Provence, 1 morceau de pain, 1 rocher, 2 morceaux de fromage, des chips (exceptionnel, j'en avais plus touché depuis 3 mois...), 2 yaourts, 1 banane.

ce matin: en pleine forme pour courir 1h10 avec 5 accélerations.

@ +

Par , le 2007-07-27 10:43:30
Tu as mangé 2 fois?

Par floflo, le 2007-07-27 13:51:40
Super ce blog, pour me donner des idées de menus..

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

Les 5 billets précédents

2007-07-26 13:12:26 : 550 cm² - 0 photo - 11 réactions

Mercredi

P’tit déj
Bol de céréales (80g) + “lait” de soja (200ml)
Compote de pommes maison (80g)
Un verre de « potion magique» (orange pressée, nigari*, ginseng et vitamine B12).

Déjeuner
Assiette de crudités : tomates (100g), haricots beurres (100g), carottes râpées (100g), betteraves (100g).
Choux-fleurs (200g) et jardinière de légumes (pomme de terre, petits pois, carottes, haricots verts).
Pain aux noix (100g).

Dîner
2 assiettes de rata (pommes de terre, carottes, champignons de paris) et seitan (gluten de blé).
2 tartines grillées avec de la gelée de pomme (maison).


Séance du jour
3h de vélo

550cm², ça représente la surface qu’occupe un poule pondeuse durant sa triste vie au service de l’industrie.
Pour se faire une idée, c’est un petit moins qu’une feuille de papier d’imprimante A4.

Pour savoir de quel type d’élevage sont issus les oeufs, il suffit de regarder sur les coquilles le premier chiffre imprimé.
3 - Oeufs de poules élevées en cage (18 poules par m²)
2 - Oeufs de poules élevées au sol (élevage intensif à l’intérieur, mais sans cage, 9 poules par m²)
1 – Oeufs de poules élevées en plein air (au moins 2,5m² par poule)
0 – Oeufs de poules élevées en plein air, agriculture biologique (au moins 2,5m² par poule et alimentation bio)

http://www.pmaf.org/

2007-07-25 09:36:38 : "We Feed The World" - 0 photo - 6 réactions

Suite de mon inventaire gastronomique...

Mardi

P’tit déj
Bol de céréales (80g) + “lait” de soja (150ml)
Compote de pommes maison (80g)
Un verre de « potion magique» (orange pressée, nigari*, ginseng et vitamine B12).

Déjeuner (toujours à la cantoche)
Assiette de crudités : Choux-fleur (100g), tomates (100g), betteraves (100g), concombre (100g)
Macaroni (trop cuit) 150g
Petits pois 150g
Haricots verts 150g
Pain 100g

Dîner (après l'entraînement 22h30)
Poivronnade de quinoa (350g) et tofu (100g): 2 bonnes assiettes.
Yaourt (soja) maison.

La piste était au menu de l'entraînement ce mardi soir.
Grosso modo 1h30 (échauffement+exercice+retour au calme), exercice 55mn avec début de course à 70%FcM (140) et rajout de 3puls toutes les 5mn.

(*) Nigari, chlorure de magnésium, apparemment pas mal de vertus.

Le titre du billet est emprunté à un autre film documentaire sur l’industrie agroalimentaire (en français « Le Marché de la Faim ».
http://www.le-marche-de-la-faim.fr/

2007-07-24 07:50:50 : "Notre pain quotidien" - 1 photo - 16 réactions

En réponse à l’interrogation d’un forumeur concernant l’alimentation d’un végétarien , je vous propose de me suivre pendant une semaine dans mes pérégrinations alimentaires et aussi sportives.


Lundi

P’tit déj (pris au boulot)
2 barres de céréales + une dizaine de biscuits + 200ml de jus de fruits (une brique) dilué avec 300ml d’eau.

Déjeuner (pris à la cantine)
Assiette de crudités : choux rouge (100g) et carottes (100g) râpés, brocolis (200g)
Semoule de blé (200g)
Purée de pomme de terre (200g)
Tomate au four.
Pain (100g)

Dîner
Terrine provençale (préparation végétale industrielle)
Estivale de riz (80g) et lentilles (60g), en fait reste de légumes d’été aubergines, courgettes et tomates
Pommes
Pain (200g)

Côté entraînement

Footing à jeun 12kms (trajet boulot)
Natation 1h le soir


Le titre du billet fait référence à un film documentaire sur l'industrie agro-alimentaire.
http://www.kmbofilms.com/NpqSynopsis.html

2007-01-29 16:39:28 : La faim du Monde n’aura pas lieu ? - 0 photo - 11 réactions

Par ce billet (et d’autres à suivre), je voudrais répondre à quelques interrogations légitimes de forumeurs sur le post « Alimentation, les meilleures viandes ??? ».

En préambule, je veux souligner que je ne souhaite ni vous convaincre ni vous culpabiliser. Chacun étant libre de choisir son mode d’alimentation en connaissance de causes.

A la question, les végétariens se préoccupent plus des animaux que des humains, voici quelques éléments de réponses.

En premier lieu je dirais que les combats pour faire avancer l’Humanité ne se soustraient pas, ils s’additionnent. Il y a assez de bonnes volontés pour avancer sur plusieurs fronts à la fois, les uns se nourrissant des autres.

Pour en revenir au titre du billet, en quoi le fait de faire évoluer son mode alimentaire a à voir avec le contenu de l’assiette d’un habitant d’un pays en voie de développement ?

Dans tout processus de transformation, il y a des pertes. La quantité d’énergie introduite n’est pas récupérée en totalité après transformation. On appelle « rendement » le rapport quantité énergie finale/ quantité énergie primaire. Plus le rendement est proche de 1, meilleur est le système de transformation.
Pour une alimentation carnée, le système de transformation est l’animal. En moyenne quand on récupère 1 calorie animale, on a dépensé 7 calories végétales, le rendement est dans ce cas de 0,15.

La production d’aliments pour bétail représente en France les 2/3 des surfaces agricoles. (source http://www.inra.fr/productions-nimales/an2003/num235/dronne/yd235.htm)

La récolte mondiale de céréales s'élève à 2,07 milliards de tonnes (année 2003). Cela
représente une moyenne brute de 345 kg par habitant et par an (pour 6 milliards d'habitants au total), moyenne qui s'établit à 155 kg pour les céréales destinées à l'alimentation humaine. (source Wikipédia – recherche « céréales »).
Aujourd’hui, plus de la moitié des céréales produites sert à l’alimentation animale (actuellement 800 millions de terriens ne mangent pas à leur faim), cela veut dire que nous avons techniquement la possibilité de nourrir tous les humains (sans recourir aux OGM).

Sachant que la quasi totalité des terres cultivables sont utilisées, que la population va augmenter, que les voitures voudront une part des céréales produites pour rouler, que les pays riches sont pris comme modèle, où cela va-t-il nous mener ?

Je ne dis pas que le végétarisme est la seule et la meilleure solution mais il est sûrement un axe de réflexion pour des terriens soucieux de leur avenir.

"J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables." Leonard de Vinci (1452 – 1519)

2006-12-21 13:04:05 : "Requiem for a Dream" - 1 photo - 3 réactions

Ce film de Darren Aronosky est une pure merveille.
Pourtant je ne vous le recommande pas en cette période de réjouissances.
Ce n’est pas ce que l’on peut appeler « un conte de noël ».
Darren Aronosky ne vous dit rien ? (moi, il y a une semaine je ne la connaissais pas), peut-être que « The Fountain » son nouveau long métrage, vous dit quelque chose (il sort à la fin du mois).

En 2 mots, ce film parle de dépendance (drogue et TV) et de quête d’une vie meilleure.
A travers les protagonistes, j’ai l’impression de retrouver le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Le « monde des pays riches du nord » accros à sa dose de pétrole sans laquelle il ne peut rêver son développement.

Je vous livre un article du Courrier International du 14 sept. 2006.

« Une crise alimentaire menace le monde »

On n'avait pas connu cela depuis trente ans : les stocks de céréales n'assurent plus que cinquante-sept jours de nourriture à la population mondiale. La réduction dramatique de l'approvisionnement alimentaire risque de plonger le monde dans la plus grave crise qu'il ait connue depuis trente ans. De nouvelles statistiques montrent que les récoltes de cette année seront insuffisantes pour nourrir tous les habitants de la Terre, pour la sixième fois depuis sept ans. Les hommes ont jusqu'ici mangé à leur faim en prélevant sur les stocks constitués durant les années de vaches grasses, mais ceux-ci sont désormais tombés au-dessous du seuil critique.

En 2006, selon les estimations de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du ministère américain de l'Agriculture, la récolte de céréales diminuera pour la deuxième année consécutive. Selon la FAO, elle dépassera à peine 2 milliards de tonnes, contre 2,38 milliards en 2005 et 2,68 milliards en 2004, alors que l'appétit de la planète ne cesse de croître, à mesure que sa population augmente. Les estimations du gouvernement américain sont encore plus pessimistes : 1 984 milliards de tonnes, soit 58 millions de tonnes de moins que la consommation prévue pour cette année. Les stocks alimentaires sont passés d'un niveau suffisant pour nourrir le monde pendant cent seize jours en 1999 à cinquante-sept jours seulement à la fin de cette saison, bien en deçà du niveau officiel de sécurité [soixante-dix jours]. Les prix ont d'ores et déjà grimpé d'au moins 20 % cette année.

La production a baissé dans les pays riches
La crise qui se dessine est passée largement inaperçue parce que, pour une fois, les récoltes ont chuté dans les pays riches comme les Etats-Unis et l'Australie, qui, en temps normal, sont exportateurs de denrées alimentaires, et non dans les pays les plus affamés du monde. Aussi, ni l'Afrique ni l'Asie n'ont-elles souffert de grande famine. L'effet du déficit se fera sentir progressivement, lorsque les populations pauvres ne pourront plus acheter des aliments devenus trop chers, ou lorsque leurs propres récoltes baisseront. A travers le monde, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim.
De 1950 à 1990, les rendements céréaliers ont plus que doublé, et la production est passée de 630 millions à 1,78 milliard de tonnes. Mais, depuis quinze ans, les rendements progressent bien plus lentement, et la production atteint péniblement 2 milliards de tonnes. "Les paysans ont obtenu un résultat extraordinaire en triplant quasiment la récolte mondiale", note Lester Brown, qui préside actuellement l'Earth Policy Institute, un institut de recherche respecté de Washington. "En une seule génération, ils ont presque doublé la production céréalière par rapport aux 11 000 années qui avaient précédé, depuis le début de l'agriculture. Mais maintenant, le ressort est cassé". Outre l'amélioration des rendements, une autre méthode traditionnelle pour doper la production consiste à agrandir la superficie des terres arables. Mais cela n'est plus possible. A mesure que la population s'accroît et que les terres cultivables servent à la construction de routes ou de villes - et s'épuisent en raison de la surexploitation -, la quantité de terres disponible pour chaque habitant de la planète diminue. Elle a chuté de plus de moitié depuis 1950 [de 0,23 à 0,11 hectare par personne]. Pourtant, la production alimentaire permettrait de nourrir correctement tout le monde si elle était bien distribuée. Certes, les habitants des pays riches mangent trop et ceux des pays pauvres pas assez. Mais des quantités énormes de céréales servent également à nourrir les vaches - et les voitures. A mesure que les gens s'enrichissent, ils consomment plus de viande, et les animaux d'abattoir sont souvent nourris au grain. Ainsi, il faut 14 kilos de céréales pour produire 2 kilos de bœuf, et 8kilos de céréales pour 2 kilos de porc. Plus d'un tiers de la récolte mondiale sert ainsi à engraisser les animaux. Les voitures sont devenues un autre sujet de préoccupation, depuis que l'on encourage la production de carburants verts pour combattre le réchauffement climatique. Une "ruée vers le maïs" s'est déclenchée aux Etats-Unis, avec l'utilisation d'une partie de la récolte pour produire un biocarburant, l'éthanol - grâce aux subventions considérables du gouvernement Bush qui voudrait de cette façon contrer les critiques concernant son refus de ratifier le protocole de Kyoto. Un seul plein d'éthanol pour un gros 4 x 4, rappelle Lester Brown, nécessite autant de céréales qu'il en faut pour nourrir une personne pendant une année entière. En 2006, la quantité de maïs américain utilisée pour fabriquer du carburant sera égale à celle vendue à l'étranger. Traditionnellement, les exportations américaines contribuent à nourrir cent pays, pour la plupart pauvres.

Favoriser les pratiques respectant l'environnement
A partir de l'année prochaine, le volume consommé par les automobiles américaines sera supérieur à celui des exportations, et la part disponible pour nourrir les pays pauvres risque bientôt de se réduire. Les usines de production d'éthanol existantes ou en projet dans l'Iowa, la grande région céréalière des Etats-Unis, absorberont pratiquement toute la récolte de cet Etat. Les pauvres affamés seront alors mis en concurrence avec les propriétaires de voitures. Un combat perdu d'avance, si l'on considère qu'ils consacrent déjà 70 % de leurs maigres revenus à la nourriture. Fabriquer des voitures moins gourmandes et manger moins de viande atténuerait le problème, mais la seule solution à long terme est de permettre aux pays pauvres - et particulièrement à leurs populations les plus défavorisées - d'accroître les cultures vivrières. Le meilleur moyen d'y parvenir est d'encourager les petits paysans à privilégier des cultures respectueuses de l'environnement. Les études menées par l'université de l'Essex montrent que cela permet de doubler les rendements. Mais le monde doit prendre conscience de l'urgence de la situation. "Nous sommes au bord du gouffre", met en garde Lester Brown. "L'Histoire juge les dirigeants sur leur capacité à faire face aux grands problèmes. Et pour notre génération, le grand problème risque fort d'être la sécurité alimentaire."

Geoffrey Lean
The Independent on Sunday

J’espère que nous ne connaîtrons pas la même fin que les héros du film…

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